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Le Chemin Large et le Chemin Étroit - 1883 - L'ÉDITION ANGLAISE
1883 L'Édition Anglaisee. (Collection privée - © Peter N Millward)
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"Histoire et Explication de l'image ‘Le Chemin Large et le Chemin Étroit’"

Par feu Gawin Kirkham - Secrétaire de Open-Air Mission

(Republié à partir d'une collection privée - © Peter N Millward)

L’Explication ci-jointe du tableau "LE CHEMIN LARGE ET LE CHEMIN ÉTROIT" a été traduite en anglais de l’original allemand, par Miss Marriott, diaconesse de Mildmay. Mais comme j'ai passé vingt ans à découvrir ce que je sais maintenant sur l’origine et l’histoire de cette image, il est juste que ces connaissances soient placées à la portée de tous. D'où le récit suivant.

UNE VISITE EN HOLLANDE.

Ma première visite sur le continent eut lieu en août 1867, lorsque, par la providence de Dieu, j’assistai à la cinquième Conférence générale de l'Alliance Évangélique, tenue pendant dix jours à Amsterdam. Cela me conduisit à deux autres visites dans les deux années suivantes, sur l'invitation d'amis hollandais, de sorte que je passai dix semaines en Hollande.

Deux résultats importants en découlèrent : la reprise de la prédication en plein air dans cette région ; et l'introduction en Angleterre de "Mon Image Hollandaise".

LA PRÉDICATION DANS LA RUE EN HOLLANDE.

En ce qui concerne le premier résultat, il suffit de dire ici que, bien que j'aie été menacé d'emprisonnement en cas de prédication dans la rue, celle-ci fut autorisée par les autorités lors de ma seconde visite, et réalisée par les Néerlandais eux-mêmes, sous la direction par M. Isaac Esser de La Haye. La prédication apporta, par la grâce de Dieu, un changement tellement extraordinaire dans une rue malfamée de La Haye que le maire déclara : "Un bon prédicateur de rue vaut mieux que dix policiers" - un dicton devenu célèbre depuis.

LA DÉCOUVERTE DE L'IMAGE.

Le but de ma seconde visite était de prêcher l'Évangile, ce que je fis avec l'aide d'un interprète et en étant témoin de la bénédiction divine, aux côtés de Robert Craig comme compagnon de travail. Nous étions les invités de M. H. de Hoogh, un sympathique libraire du 76, Nieuwendijk, Amsterdam.

Nous arrivâmes le 31 janvier 1868. Notre hôte avait une copie néerlandaise de cette image dans sa vitrine. Je la vis le lendemain pour la première fois et elle m'attira immédiatement. J’allais la regarder tous les jours, essayant de comprendre sa signification ; à mon retour, j'en rapportai une copie en Angleterre. Les amis à qui je la montrai étaient vivement intéressés ; et peu après, à ma demande, l'Explication néerlandaise fut traduite en anglais par Frederick Emmighausen (un jeune Néerlandais résidant à Londres), puis publiée.

LE DÉBUT DE L'EXPOSITION DE L'IMAGE.

Il devint bientôt évident qu'il émanait de cette image une puissance vivante ; et l'idée me vint de l'exposer publiquement. À cette fin, j’en fis peindre un agrandissement, suivi de trois autres, chacun plus grand que le précédent. Le dernier, celui que j'utilise actuellement, est l'œuvre de Henry Bevis, peintre pour la scène (140, Pentonville Hill, Londres) et mesure près de 3 mètres de large sur environ 3,5 mètres de haut. Peint à l'huile mate, il fut suspendu dans un cadre ingénieux et éclairé par un "nouveau quintuple illuminateur double" - cinq lampes en une en duplex - placé à son pied (cadre et éclairage inventés par M. Leonard Todd). À partir de ces copies, je pus donner 909 conférences publiques en dix-huit ans, m'adressant à des dizaines de milliers de personnes.

"DANS LES VOYAGES SOUVENT."

L'image fut ainsi montrée et exposée, à l’intérieur comme à l'extérieur, dans les principales villes d’Angleterre : l’an dernier, elle a voyagé d'une extrémité à l'autre du pays, car j'ai passé dix-huit jours dans le Devon et les Cornouailles et seize en Écosse, m'arrêtant dans une nouvelle ville presque tous les soirs. L'exposition varie en fonction du type de public et de la conduite de l'Esprit ; je n'ai probablement jamais donné deux fois la même présentation durant toutes ces années. Je suis principalement l'Explication originale, mais je rajoute de nombreuses anecdotes et illustrations anglaises. Je suis profondément reconnaissant à mon cher ami, Charles L. Young, de Mildmay, qui, avec un dévouement sans faille, m'a accompagné des centaines de fois pour exposer les éléments de l'image pendant que je l'explique et l’a même parfois présentée à ma place.

UNE COÏNCIDENCE FRAPPANTE.

Dans ces multiples voyages, qui forcément me conduisent souvent à rester dehors à une heure avancée de la nuit, je suis encouragé par la pensée que cette présentation fait partie de l'œuvre de ma vie. Un sentiment confirmé par le fait que, au moment où ce tableau attirait mon attention pour la première fois dans cette vitrine d’Amsterdam, la tombe venait de se refermer sur les restes de son auteure. Ainsi l'image passa de ses mains dans les miennes et commença une nouvelle vie, adoptant une nouvelle langue et devenant accessible au monde anglophone dans son ensemble.

ENFIN UN ÉCLAIRAGE.

Le texte de toutes les copies que j'utilisais durant mes présentations était en néerlandais et je familiarisais le public avec le titre "Mon Image Hollandaise". Mais les mots "de l'allemand", à la fin de "l'Explication" néerlandaise, m'amenèrent à me renseigner sur l'original ; je comprenais en effet que ce que j'avais en ma possession n'était qu'une traduction. Pendant un temps, toutes mes recherches se révélèrent infructueuses.

La première lumière fut apportée le 15 août 1882 par le révérend C.A. Gollmer, un missionnaire allemand qui travaillait depuis longtemps en Afrique pour la Church Missionary Society, et qui mourut le 23 décembre 1886. Il m'informa que l’auteure originale était une certaine Mme Charlotte Reihlen, de Stuttgart, et mit de côté pour moi deux exemplaires de l'image de la Société Protestante Allemande, qui avait été chargée de sa publication. Celles-ci étaient accompagnées de l'"Explication" originale en allemand, que je fis alors traduire et publier.

LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L'IMAGE.

Pour finir, j'obtins l'histoire de l'image de la famille même de son auteure. Elle me parvint le 26 janvier 1887, par l'intermédiaire du baron Julius von Gemmingen, de Gernsbach, à qui j'avais adressé une série de questions à son sujet l'année précédente. L'histoire est de la plume de M. Adolf Reihlen, de Stuttgart. Écrivant au baron, il dit : "C'est une grande joie pour moi de penser que cette noble image, l’expression de la profonde piété de cœur que notre mère a laissé dans nos mémoires, inspire aujourd'hui des milliers de personnes pour le Royaume de Dieu, de façon si vivante et avec la même fraîcheur que vingt-cinq ans auparavant. Pour autant que je me souvienne, c’est six ans avant sa mort, survenue le 21 janvier 1868, à l'âge de soixante-trois ans, que feue notre mère eut l'idée d'illustrer LE CHEMIN LARGE ET LE CHEMIN ÉTROIT en une noble image à faire connaître librement à tous. Notre chère mère était, comme vous le savez, dotée d’un très bon goût, mais comme elle ne connaissait rien à l’art du dessin, elle chercha un artiste pieux qui serait en mesure de mettre ses idées sur papier en toute intelligence et inspiration. Elle a persévéré dans sa recherche jusqu'à trouver en la personne de M. Schacher un artiste vraiment pieux. Il était le fils d'un excellent tuteur à l’École Royale de Grammaire. Notre chère mère lui indiqua ce qu'elle voulait, avec précision ; c'est ainsi qu'il esquissa les principales composantes de l'image. Celles-ci furent en retour soumises à la critique de notre chère mère et modifiées pour correspondre à sa conception jusqu'à ce qu'elle se déclare pleinement satisfaite. Mon frère, Théodore, assista ma mère, notamment en rendant fréquemment visite à M. Schacher ;  son sens de l'esthétique rendit également un excellent service pour la composition de l'ensemble. M. Schacher mourut peu après, encore jeune. Il n'y a jamais eu de véritable peinture à l'huile ou à l'aquarelle, la lithographie est issue de trois ou quatre croquis majeurs. Ces croquis originaux n'existent évidemment plus aujourd'hui. Cela importe peu, cependant, car je me souviens clairement que notre chère mère ne les utilisa à l'époque que comme une sorte de cadre pour donner enfin la forme parfaite à son image. Quant à "une représentation plus ancienne des deux chemins", mentionnée dans l’EXPLICATION, je me souviens, enfant, avoir vu une image avec ce titre. Mais cette gravure a été dessinée avec peu d’esprit ou de vie et a été exécutée plutôt grossièrement. Il est cependant incontestable que, déjà trente ou quarante ans auparavant, cette gravure grossière contenait l'idée principale de l'image de notre chère mère. Et c’était justement le souhait de notre chère mère : créer, avec son image, une illustration plus riche, plus parfaite et plus noble de l'idée. "L’Explication de l’image" est également l'œuvre de notre chère mère. Notre cher Théodore (aujourd'hui décédé) l’a beaucoup assistée dans ce travail. Il est naturel que l’image et l’Explication soient formées sur un même moule – je veux parler de l'inspiration de notre chère mère, avec l'assistance de Théodore et du pieux artiste Schacher."

L'HISTOIRE DE LA FILLE.

Ceci est un délicieux hommage aux dons et aux grâces d'une mère et une source inestimable pour connaître la véritable origine de l'image. Elle a été complétée par la déclaration de l'une des filles de Mme Reihlen, communiquée en octobre 1887 à Mme Pooley, de Bath, par M. E. Millard, qui travailla pendant quarante ans en Autriche, pour la British and Foreign Bible Society : "Hier, j'ai réussi à obtenir un entretien avec Mme Stammbach, la fille de Mme Reihlen. Il semble qu’un croquis grossier et imparfait fut trouvé il y a environ soixante-dix ans par un certain M. G. W. Hoffmann (le fondateur de Kornthal, un lieu près de Stuttgart), parmi quelques papiers éparses, dont on ne sait rien de plus. Ce dessin fut montré à Mme Reihlen, de Stuttgart, comme une curiosité. Un ou deux ans plus tard, plusieurs copies du même dessin sont tombées entre ses mains parmi quelques papiers sans importance. Cette coïncidence l'a interpelée et elle a fini par créer sa propre image, largement améliorée et agrandie. Un pasteur de Stuttgart en prit quelques exemplaires avec lui pour les distribuer lors d’un voyage en Hollande. Il en donna un à Jonkheer A. M. C. van Asch van Wijck, un juge habitant Utrecht."

L'HISTOIRE DE L'ÉDITEUR NÉERLANDAIS.

M. H. de Hoogh, l'éditeur de la version néerlandaise, complète cette déclaration en ajoutant qu'il a reçu une copie de ce juge, l'a traduite en néerlandais, publiée en 1867, et vendue à 10 000 exemplaires. Nous avons donc un compte rendu clair, non seulement de l'origine allemande de l'image, mais de sa traduction et de sa publication en néerlandais.

UN ENTRETIEN PERSONNEL.

Le 24 avril dernier, M. Adolf Reihlen, l’auteur de la première de ces deux déclarations, m’a appelé à mon bureau d'Open-air Mission et m'a donné quelques détails supplémentaires sur sa mère. Elle se convertit grâce à un prédicateur allemand, du nom de Ludwig Hofacker. Ce changement rendit son mari furieux et il partit en Amérique. Là, le Seigneur le convainquit de péché, et il retourna chez lui, en disant: "J'avais tort, c'est vous qui avez raison", et vécut ensuite en communion avec elle dans les nombreuses bonnes œuvres auxquelles sa vie était consacrée. L'une d'entre elles était la maison de diaconesses qu'elle avait fondée ; une autre était une école pour filles de la classe moyenne, fondée en 1841, dans laquelle entre 5oo et 6oo jeunes filles furent enseignées. Ces deux institutions étaient à Stuttgart, la capitale du royaume de Wurtemberg. Comme ils étaient riches et désormais unis dans le Seigneur, ils mirent libéralement leurs bien au service du Seigneur. Rien d'étonnant donc à entendre ce bon fils dire d'une mère si admirable : "Je l'aimais énormément !" Il a ajouté que deux de ses livres préférés étaient Le Voyage du Pèlerin de John Bunyan et Le Repos du Saint de Richard Baxter.

L'ÉDITION ANGLAISE.

Reprenant mon propre récit, j’en viens maintenant à la production de l'édition anglaise de l'image. Après mes conférences, les gens voulaient naturellement avoir l'image. Ainsi, après que 4 000 copies néerlandaises furent importées et vendues, MM. MORGAN ET SCOTT publièrent en octobre 1883 une édition anglaise (English Shilling Edition). La taille était la même que celle des versions allemande et néerlandaise, soit environ 50 par 60 cm, et, comme elles, était seulement teintée. Mais quand une jolie édition en six couleurs a été produite, elle devint immédiatement la favorite du public et, aujourd'hui, on n'imprime plus que cette version. La demande était si grande que 50 000 exemplaires furent vendus en cinq ans ; et l'image a voyagé jusqu'aux extrémités de la terre. À la même époque (octobre 1883), une copie miniature de l’image fut gravée et imprimée sur la page de titre de l’Explication. Le présent numéro porte le total de cette Explication en anglais à 100 000.

LA PUISSANCE D'UNE IMAGE.

Tels sont quelques-uns des résultats qui firent suite à un simple regard dans la vitrine d'un magasin d'Amsterdam par un visiteur anglais, il y a plus de vingt ans. Mais d'autres résultats beaucoup plus importants ont suivi ; car j'ai l'audace d'espérer que des milliers de personnes ont été réellement influencées, et que beaucoup d'entre elles se sont converties à Dieu, par les conférences, l'image et son Explication. Ceci est attesté par un nombre considérable de lettres, que je conserve précieusement et d'un cœur reconnaissant.

L’IMAGE CRITIQUÉE

Mais, d’un autre côté, le tableau a été critiqué. Certains lui ont reproché de représenter la Croix ; et d'autres que le vice y est représenté en même temps que la vertu. Ces critiques ont également suggéré plusieurs modifications, auxquelles je me suis fermement opposé. Je considère que ma mission est d’exposer l’image et de la transmettre à la postérité dans la version la plus proche de l’original que possible. Il est facile de critiquer une image allégorique, car deux esprits indépendants ne concevront jamais la même idée. Mais comme cette image se base sur des lignes saines, évangéliques, scripturaires, je préfère qu’elle demeure inchangée.

POINTS INEXPLIQUÉS

Aussi admirable que soit l’arrangement de la centaine de textes contenus dans l’Explication, et aussi claire que soit cette Explication de façon générale, certains détails restent obscurs. On me demande souvent pourquoi le Fils Prodigue est représenté dans le Chemin Étroit. Mon sentiment est qu'il doit représenter quelqu'un qui reviendrait sur le chemin étroit et qu'il est donc restauré et accueilli par son père. Autrement, il devrait rebrousser chemin et passer par la PORTE ÉTROITE. Un autre point inexpliqué est le passage dans la clôture qui sépare les deux chemins. J'ai vu un autre tableau, en allemand, à peu près dans le même style, dans lequel tous les pèlerins du Chemin Étroit portaient une croix, afin que, si l'un d'eux s'écartait sur le Chemin Large, il fût reconnu par ce symbole ; j'ai l'impression que le prédicateur a été envoyé sur le Chemin Large pour ramener ces fidèles égarés ; et que le passage doit leur permettre de revenir sur le Chemin Étroit.

Le prédicateur au premier plan était censé représenter Samuel Hebich, un missionnaire qui fit une œuvre considérable dans les Indes orientales. C'est ce que m'a confié Adolf Reihlen. Celui qui est entouré d'une foule sur le Chemin Étroit, par contre, n'est pas dans l'original, mais a été ajouté par les Néerlandais. Les deux couleurs sur le poteau indicateur au premier plan parlent, comme indiqué dans l’Explication, de DEUX DESTINÉES, en fonction de la décision prise. Les poteaux indicateurs de Wurtemberg sont, par décision du gouvernement, peints aux couleurs de Wurtemberg, le noir et le rouge : ce sont eux qui inspirèrent à Mme Reihlen les deux DESTINÉES dont elle parle.

L’AUTEURE ET L’EXPOSANT

Les portraits de cette édition ont été reproduits spécialement pour son usage. Celui de Mme Reihlen provient d'une photographie prise à Stuttgart en 1865, que M. Adolf Reihlen m'a présentée cette année. Bien que je ne puisse jamais espérer créer chez les autres un enthousiasme égal au mien pour ce tableau, je me suis malgré tout aventuré à coucher sur le papier cette HISTOIRE D'UNE IMAGE, dans l'humble espoir que cela puisse approfondir l'intérêt d'un cercle toujours plus grand, tant pour l'image que pour son Explication. Je recommande donc ce travail à Celui dont l'Esprit a guidé "une main disparue" et "une voix réduite au silence", pour que la vision soit écrite, pour qu'elle soit gravée clairement sur des tablettes, "afin que celui qui la lit puisse courir" (Hab.2:2).

GAWIN KIRKHAM.

14, rue Duke, Adelphi,

Londres, Octobre 1888.

Le bien-aimé auteur du texte ci-dessus est entré dans le repos éternel et a reçu sa récompense le dimanche 8 mai 1892. Son dernier travail sur terre fut une conférence sur cette image, à Sheffield, à peine six jours avant sa mort. On peut  dire de lui en vérité : il a combattu le bon combat, il a achevé sa course, il a gardé la foi.

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Le récit ci-dessus est un extrait de "History and Explanation of the picture ‘The Broad and The Narrow Way’", par Gawin Kirkham.

(Republié à partir d'une Collection privée - © 2018 Peter N Millward)



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Also included is Mrs. Charlotte Reihlen's "Explanation of the Picture" which is at the link below

THE BROAD AND THE NARROW WAY.

Mrs Charlotte Reihlen

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